Colloque Daniel Arasse

Organised by: Nadeije Laneyrie Dagen (ENS) et Danièle Cohn (EHESS) et Frédéric Cousinié (INHA) et Philippe Morel (univ. Paris I) et Yves Hersant (EHESS) et Giovanni Careri (EHESS) et Maurice Brock (univ. Tours) et Philippe Dagen (univ. Paris I)

Le colloque organisé par l’Institut national d’histoire de l’art, l’École des hautes études en sciences sociales, l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, l’École normale supérieure, l’ARIAS et le Centre d’études supérieures de la renaissance, avec le soutien de l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici (Naples), réunit des intervenants qui, amis, éditeurs, collègues ou anciens étudiants, ont tous bien connu Daniel ARASSE. Dans leurs communications, ils s’attachent à dégager sur des points précis la portée historique, théorique et méthodologique de ses travaux.
Disparu prématurément le 14 décembre 2003, Daniel ARASSE laisse derrière lui une production scientifique abondante et variée. Il a essentiellement travaillé sur l’image de la peinture mais ne s’est jamais cantonné à un domaine de spécialité. Si la plupart de ses recherches portaient sur l’Italie du XIVe au XVIe siècle, Daniel ARASSE s’est aussi intéressé à la Hollande du XVIIe siècle, à la France du XVIIIe et, plus récemment, à divers artistes contemporains. Une telle diversité procède d’une curiosité toujours en éveil et d’une insatiable envie de connaître et de comprendre, mais on y perçoit une profonde unité : elle est sous-tendue par une évidente cohérence intellectuelle. Le petit recueil intitulé On n’y voit rien (2000) fait ainsi écho au gros livre sur le détail (1992) : dans l’un et l’autre ouvrage, si différents que soient les objets étudiés, l’analyse a pour ressort ce qui arrête le regard et sollicite la sagacité de l’observateur. Ainsi retrouve-t-on à l’œuvre l’attention que Daniel ARASSE a constamment portée à ce qui relève de l’affleurement parfois à peine perceptible, qu’il s’agisse de la foi d’un peintre catholique vivant en milieu réformé (Vermeer, 1993) ou de la trace que le moi de l’artiste ou du commanditaire laisse dans l’œuvre (Le sujet dans le tableau, 1997).
Responsables scientifiques : Maurice Brock, Giovanni Careri, Danièle Cohn, Frédéric Cousinié, Philippe Dagen, Yves Hersant, Nadeije Laneyrie-Dagen, Philippe Morel
assistés de Marie-laure Allain et Sara Longo

Non-French online ressources

Presentation

Coordinaters

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Maurice Brock (univ. Tours)

Ancien élève de l’École normale supérieure, Maurice Brock est agrégé des Lettres et Docteur d’État de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est actuellement professeur d’histoire de l’art moderne au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance et à l’Université François Rabelais (Tours).

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Giovanni Careri (EHESS)

Giovanni Careri est maître de conférences à L’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il a travaillé essentiellement sur le rapport entre les formes et les pratiques à l’époque baroque (Envols d’amour. Le Bernin. Montage des arts et dévotion Baroque (1990), Baroques (2003)). Son dernier ouvrage est consacré aux relations entre images et affects saisies à travers les transpositions entre les arts (Gestes d’amour et de guerre. La Jérusalem Délivrée. Images et affects XVIe XVIIIe siècles (2005)).

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Danièle Cohn (EHESS)

Enseigne l’esthétique et la philosophie de l’art à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales.

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Frédéric Cousinié (INHA)

conseiller scientifique pour l’axe Histoire de l’histoire de l’art

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Philippe Dagen (univ. Paris I)

Philippe Dagen est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et critique au quotidien Le Monde. En 2006 il a publié : Arthur Cravan n’est pas mort noyé (Editions Grasset). Il est également directeur de l’HiCSA (Histoire Culturelle et Sociale de l’Art).

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Yves Hersant (EHESS)

Directeur d’études à l’EHESS, chargé du Groupe de recherches sur l’Europe, Yves Hersant a étudié la Renaissance sous des aspects aussi divers que la mélancolie, l’allégorie, la notion de beauté, le mythe de l’âge d’or, le rire, le rêve, l’émerveillement. Il est membre du comité de rédaction de Critique et co-dirige l’édition française des œuvres de Giordano Bruno. Principales publications : Italies : les voyageurs français aux XVIIe et XVIIIe siècles. Europes. Anthologie critique et commentée, en collaboration avec Fabienne Durand-Bogaert. La métaphore baroque. D’Aristote à Tesauro. Mélancolies, de l’Antiquité au XXe siècle.

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Nadeije Laneyrie Dagen (ENS)

Nadeije Laneyrie-Dagen est professeur d’histoire de l’art moderne à l’École normale supérieure. Spécialiste de peinture, elle a publié notamment L’Invention du corps (Flammarion, 1997 et 2006), Rubens (Hazan, 2003), et Lire la peinture (Larousse, 2 volumes, 2002 et 2004).
Centre d’Histoire de l’Art de la Renaissance, CHAR, Paris I.

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Philippe Morel (univ. Paris I)

Philippe Morel est professeur d’histoire de l’art moderne et directeur du Centre d’histoire de l’art de la Renaissance (CHAR) à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est également membre senior de l’Institut Universitaire de France. Outre de nombreux articles sur l’art italien de la fin du XVe au début du XVIIe siècle, il est l’auteur de divers ouvrages : Le Parnasse astrologique. Étude iconologique des décors peints pour le cardinal Ferdinand de Médicis (École Française de Rome-Académie de France à Rome, 1991), Les grottes artificielles en Italie au XVIe siècle (Macula, 1997), Les grotesques. Les figures de l’imaginaire dans la peinture italienne de la fin de la Renaissance (Flammarion, 1997), et Mélissa. Magie, astres et démons dans l’art italien de la Renaissance (Les Belles Lettres, 2006). Il est également le directeur et l’un des auteurs de l’ouvrage collectif L’art italien (2 vol., Citadelles et Mazenod, 1997-1998), et des actes du colloque L’art de la Renaissance entre science et magie (Académie de France à Rome-Somogy, 2006).

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