Rencontres autour du livre à l’ENS
| | Rencontre-débat avec Richard Swinburne
Paul Clavier (ENS) et Richard Swinburne (Oxford)
[12 novembre 2009 à 10h00]
|
>> enregistrement [|suivant] de Rencontres autour du livre à l’ENS
Rencontre-débat entre Richard Swinburne (British Academy, Oriel College, Oxford) et Paul Clavier (maître de conférences à l’ENS) à l’occasion de la première traduction du livre de R. Swinburne, Is There a God?, par P. Clavier (Y a-t-il un Dieu ?, Éditions d’Ithaque, octobre 2009).
Dans son ouvrage, Richard Swinburne discute sans états d’âme la plausibilité de l’existence de Dieu, dont il explore la valeur explicative (en quoi l’hypothèse Dieu explique-t-elle quoi que ce soit) et la force prédictive (si Dieu existe, à quel genre de monde devrait-on s’attendre) ? Loin des confusions créationnistes ou matérialistes, une exploration équilibrée et des nouveaux outils de recherche sur les questions de métaphysique religieuse.
Déroulement de la séance :
• présentation de Richard Swinburne en dialogue avec Paul Clavier,
• présentation par Paul Clavier de l’ouvrage de Richard Swinburne.
|
Enregistrement audio du débat entre R. Swinburne et P. Clavier
|
Écouter |
 | format audio mp3 - 89.68 Mo
| |
|
Présentation de la traduction de l’ouvrage de R. Swinburne
|
Télécharger |
 | Format pdf - 319.63 Ko
| |
Liens pour en savoir plus
Autres conférences
en philosophie
| Paul Clavier (ENS) Paul Clavier, né en 1963, normalien, agrégé et docteur en philosophie, enseigne l’histoire de la métaphysique et la philosophie de la religion à l’École normale supérieure. Il a publié, entre autres titres, Le concept de monde (PUF, 2000), Dieu sans barbe, vingt et une conversations instructives et amusantes sur la question très disputée de l’existence de Dieu (La Table Ronde, 2002, 2003), Qu’est-ce que la théologie naturelle ? (Vrin, 2004). |
| Richard Swinburne (Oxford) Richard Swinburne, philosophe anglais né en 1934, membre de la British Academy et figure de proue de la philosophie anglo-saxonne, est l’auteur d’une œuvre monumentale en philosophie de la religion, mais aussi en épistémologie et en philosophie de l’esprit. Professeur émérite à l’université d’Oxford (Oriel College), défenseur opiniâtre de la théologie naturelle, il a notamment publié The Coherence of Theism, The Existence of God, Faith and Reason, Providence and the Problem of Evil, ainsi que The Evolution of the Soul et Epistemic Justification. |
Présentation
Quatrième de couverture :
La question métaphysique de l’existence de Dieu est généralement réputée obsolète. Hume et Kant n’ont-ils pas déclaré l’entendement incompétent en la matière ? Plus récemment, Carnap a prétendu éliminer la métaphysique : seuls les énoncés susceptibles de vérification empirique, et corrélés à des données observationnelles, seraient recevables.
Or ces critères se sont révélés inapplicables. Les sciences de la nature elles-mêmes font appel à des entités, des postulats et des principes qui ne sont pas toujours physiquement observables. En outre, il y a bien des choses que les sciences de la nature n’expliquent pas : à commencer par l’existence de l’univers lui-même, de ses lois, qui conduisent à l’évolution d’animaux et d’êtres conscients.
Dans les sciences de la nature, nous recourons à des explications par l’inanimé : nous invoquons des entités physiques, des lois, des conditions initiales. Mais il est tout aussi rationnel de recourir, dans certains cas, à une explication par la personne, qui fait intervenir des agents dotés de capacités d’action et d’intentions. C’est ainsi que l’hypothèse théiste fait intervenir un agent personnel (Dieu) doté d’une capacité d’action et d’intentions. Mais que vaut cette hypothèse ?
Richard Swinburne renouvelle de fond en comble la manière de poser la question de l’existence de Dieu. Il ne montre pas seulement en quoi cette hypothèse explique les données (un univers doté de régularités spatio-temporelles, de lois, etc.). Il s’interroge également sur le genre d’univers que Dieu, s’il existe, est susceptible de créer : chaotique ou ordonné ? Intelligible, prédictible ? Comprenant des animaux, des êtres conscients ? Doués d’un sens moral ou non ? Libres ou non ? D’une puissance limitée, dans quelle mesure et pourquoi ?
Loin des traditionnels dérapages créationnistes ou des présupposés lourds sur la finalité dans l’univers, Swinburne propose de tester aussi bien la valeur prédictive que la valeur explicative de l’hypothèse théiste.
Rencontres autour du livre à l’ENS
Certaines publications d’enseignants ou chercheurs de l’École normale supérieure sont l’occasion d’un débat qui donne l’occasion à l’auteur et aux débatteurs d’élargir la problématique et les résonances de l’ouvrage.
Pour en savoir plus sur ce cycle ...
>> enregistrement [|suivant] de Rencontres autour du livre à l’ENS
Liste complète des enregistrements de ce cycle par ordre chronologique :
- Rencontre-débat avec Richard Swinburne du 12 novembre 2009 — Paul Clavier et Richard Swinburne
Rencontre-débat entre Richard Swinburne (British Academy, Oriel College, Oxford) et Paul Clavier (maître de conférences à l’ENS) à l’occasion de la première traduction du livre de R. Swinburne, Is There a God?, par P. Clavier (Y a-t-il un Dieu ?, Éditions d’Ithaque, octobre 2009).
Dans son ouvrage, Richard Swinburne discute sans états d’âme la plausibilité de l’existence de Dieu, dont il explore la valeur explicative (en quoi l’hypothèse Dieu explique-t-elle quoi que ce soit) et la force prédictive (si Dieu existe, à quel genre de monde devrait-on s’attendre) ? Loin des confusions créationnistes ou matérialistes, une exploration équilibrée et des nouveaux outils de recherche sur les questions de métaphysique religieuse.
Déroulement de la séance :
• présentation de Richard Swinburne en dialogue avec Paul Clavier,
• présentation par Paul Clavier de l’ouvrage de Richard Swinburne.
- Pour la taxe carbone. La politique économique face à la menace climatique du 27 novembre 2009 — Alain Quinet et Katheline Schubert
Devant l’urgence de la menace constituée par le réchauffement climatique,le moment est venu d’agir, malgré les incertitudes et même quand de puissants intérêts s’y opposent. Pour susciter l’innovation en matière de technologies moins émettrices de carbone, pour favoriser le développement des énergies renouvelables, et pour inciter les consommateurs et les entreprises à diminuer leur utilisation d’énergies fossiles, la méthode la plus efficace est de donner un prix à l’émission de carbone. Un prix unique et, si possible, universel, qui guidera les décisions des acteurs économiques de façon cohérente.
Différentes options se présentent pour y parvenir, dont il faut analyser les mérites et les défauts. Cet opuscule s’attache ainsi à montrer qu’une taxe carbone bien pensée et bien calibrée, construite en utilisant les apports de la science économique, est un instrument adapté pour réduire les émissions de carbone dans les meilleures conditions d’efficacité économique et de justice sociale.
Publication aux Éditions Rue d’Ulm (collection du CEPREMAP, dirigée par Philippe Askenazy) : Katheline Schubert, Pour la taxe carbone. La politique économique face à la menace climatique (2010)
Consulter les autres cycles du même groupe :